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ÉTAT DES DONNÉES
417 séries chargées · dernière importation le 2026-10-25

Résonances de Schumann La Terre sonne à 7,8 Hz, frappée par les éclairs

Page explicative, sans données en direct. Aucun flux ouvert et étalonné n’existe : les stations (Tomsk, Nagycenk en Hongrie, Hylaty en Pologne, Californie) publient des images ou partagent leurs mesures sur demande. L’Observatoire présente donc les valeurs établies par la littérature, sans courbe « en temps réel ».

Spectre typique du champ magnétique à très basse fréquence (schéma)

5 Hz10 Hz15 Hz20 Hz25 Hz30 Hz35 Hz40 Hz45 Hz 7,814,320,827,333,8

Fréquences des cinq premiers modes

ModeCavité idéaleObservé (typique)RapportQ
n = 110,6 Hz7,8 Hz0,744,0
n = 218,3 Hz14,3 Hz0,784,5
n = 325,9 Hz20,8 Hz0,805,0
n = 433,5 Hz27,3 Hz0,825,5
n = 541,0 Hz33,8 Hz0,826,0

Ce qui les fait varier vraiment

Environ 50 éclairs par seconde frappent la Terre ; chacun émet des ondes à très basse fréquence qui font le tour du globe en un septième de seconde et entretiennent les résonances.

L’intensité suit l’activité orageuse mondiale : elle culmine vers 14 h UTC (orages d’Afrique), 20 h UTC (Amériques) et 8 h UTC (Asie du Sud-Est). Les fréquences bougent de quelques dixièmes de hertz au fil du jour, des saisons et du cycle solaire, quand la hauteur et la conductivité de l’ionosphère changent ; El Niño, qui déplace les orages, et les éruptions solaires laissent aussi leur trace.

Les « pics de Schumann » des réseaux sociaux

Les images qui circulent sous le nom de « résonance de Schumann à 40 Hz » viennent en général des spectrogrammes de la station de Tomsk : leurs plages blanches sont des saturations de l’échelle de couleurs, dues à des orages proches, à des parasites ou à des pannes, pas à un changement de fréquence de la Terre. La fréquence fondamentale reste autour de 7,8 Hz depuis qu’on la mesure.

Aucun lien entre ces résonances et la santé, l’humeur ou la « conscience » n’a été établi par des études contrôlées.

Méthode et sources

Fréquences idéales calculées avec la formule de Schumann (1952) ; fréquences et facteurs de qualité observés : valeurs typiques de la synthèse de Price (2016), d’après les mesures depuis Balser et Wagner (1960). Le spectre est construit pour l’illustration à partir de ces valeurs.

Lire ces données
Mesurer les résonances demande des magnétomètres à induction très sensibles, loin de toute ligne électrique, et des heures d’intégration : c’est pourquoi si peu de stations existent et pourquoi les données brutes ne sont pas diffusées en continu. Si un flux ouvert et étalonné apparaît, l’Observatoire l’ajoutera.
SOURCES DE CETTE PAGE
Schumann (1952)
Schumann, W. O. (1952). Über die strahlungslosen Eigenschwingungen einer leitenden Kugel, die von einer Luftschicht und einer Ionosphärenhülle umgeben ist. Zeitschrift für Naturforschung A, 7(2), 149–154. · doi:10.1515/zna-1952-0202
Licence : Published literature; cited
Balser et al. (1960)
Balser, M., & Wagner, C. A. (1960). Observations of Earth–ionosphere cavity resonances. Nature, 188, 638–641. · doi:10.1038/188638a0
Licence : Published literature; cited
Price (2016)
Price, C. (2016). ELF electromagnetic waves from lightning: the Schumann resonances. Atmosphere, 7(9), 116. · doi:10.3390/atmos7090116
Licence : Published literature; cited