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ÉTAT DES DONNÉES
457 séries chargées · dernière importation le 2026-10-26

Rayons cosmiques et nuages bas Une corrélation célèbre des années 1990, refaite sur 34 ans de satellites

Correspondances

Ce qui est lié, ce qui ne l’est pas

Chaque arc relie deux phénomènes testés sur ce site. Vert et animé : lien net (corrélation significative à 5 % après correction de l’autocorrélation, ou réponse hors du hasard dans une étude d’événements). Gris : test non concluant. Un lien statistique n’établit pas à lui seul une causalité.

  • Lien net
  • Non concluant
Hypothèses testées
32
Liens nets
23
corrélation p < 0,05 ou époques hors du hasard
Causalités démontrées
0
une corrélation n’en démontre aucune

Épaisseur des arcs selon |r| du résultat stocké ; plusieurs tests entre les mêmes phénomènes sont tracés en arcs superposés.

Hypothèse testée : Les rayons cosmiques galactiques, plus nombreux quand le Soleil est calme, ionisent l’air ; les ions pourraient favoriser la formation de noyaux de condensation et donc de nuages bas, ce qui relierait le cycle solaire au climat (Svensmark et Friis-Christensen, 1997 ; Marsh et Svensmark, 2000). La corrélation trouvée avec les nuages bas d’ISCCP sur 1983–1994 s’est estompée ensuite (Sloan et Wolfendale, 2008 ; Laken et al., 2012), et l’expérience CLOUD du CERN a trouvé la nucléation induite par les ions trop faible pour peser sur les nuages actuels (Dunne et al., 2016). Résultat attendu ici : pas de lien robuste.
Corrélation de Pearson r (décalage 0 mois)
0,16
intervalle à 95 % [-0,18 ; 0,43] (bootstrap par blocs)
Points alignés
408
n effectif ≈ 68 (autocorrélation)
p-valeur
0,186
bilatérale, transformation z de Fisher, n effectif
r de 1983 à 1994
0,59
p = 0,004, n = 138
r de 1995 à 2017
-0,29
p = 0,070, n = 270
Période analysée
1983-07 → 2017-06
calculé le 26 oct. 2026 · moteur v1.0
Séries alignées (écarts-types, après prétraitement)
Afficher les données en tableau
Corrélation selon le décalage (mois)
Afficher les données en tableau

Par niveau de nuages et par période

Nuages (ISCCP-H)1983–2017, tendance retirée1983–2017, brut1983–19941995–2017
Bas (IR) 0,16 (p = 0,19) -0,15 0,59 (p = 0,00)-0,29 (p = 0,07)
Moyens (IR) -0,06 (p = 0,66) -0,17 -0,36 (p = 0,30)0,32 (p = 0,00)
Hauts (IR) 0,03 (p = 0,84) -0,20 0,12 (p = 0,65)0,16 (p = 0,34)
Nébulosité totale 0,07 (p = 0,59) -0,33 0,24 (p = 0,24)0,00 (p = 0,98)

Séries alignées (CSV)

Méthode et sources

Flux de rayons cosmiques : moyenne mensuelle des comptages quotidiens du moniteur à neutrons d’Oulu (mois couverts à 80 %), en % de la moyenne. Nuages : moyennes mondiales pondérées par cos(latitude) des fichiers mensuels ISCCP-H (NOAA NCEI, 1983–2017), types de nuages infrarouges bas, moyens et hauts, et nébulosité totale. Les deux séries sont ramenées en anomalies (moyenne de chaque mois de l’année retirée), puis leur tendance linéaire est retirée : l’enregistrement ISCCP contient des tendances artificielles dues aux changements de satellites et d’angles de visée (Evan et al., 2007).

Décalage fixé à 0 à l’avance (la nucléation par les ions agirait en quelques jours) ; courbe de −12 à +12 mois affichée. Taille effective de Bretherton et al. ; bootstrap par blocs de 24 mois. Même calcul, sans retrait de tendance comme dans les articles d’origine, sur 1983–1994 (période de l’annonce) puis 1995–2017, et pour les autres niveaux de nuages.

Paramètres du calcul
{
    "lag": "fixed at 0 a priori; curve from −12 to +12 months",
    "clouds": "ISCCP-H global means weighted by cos(latitude), IR cloud types (low, middle, high) and total",
    "filter": "anomalies from the mean of each calendar month, then linear trend removed (whole period)",
    "bootstrap": {
        "block": 24,
        "draws": 1000
    },
    "statistic": "pearson",
    "subperiods": "to 1995-01 (period of the original claim) and after, anomalies without detrending",
    "cosmic_rays": "Oulu neutron monitor, monthly mean of the daily values (months 80 % covered), % from the mean"
}

Entrées : oulu.nm.daily (22 811 pts, run #3730) · isccp.cloud.low.monthly (408 pts, run #4304) · isccp.cloud.mid.monthly (408 pts, run #4304) · isccp.cloud.high.monthly (408 pts, run #4304) · isccp.cloud.total.monthly (408 pts, run #4304)

Lire ce résultat
Sur 1983–1994, on retrouve bien la corrélation publiée (r ≈ 0,6 avec les nuages bas). Mais elle change de signe après 1995, n’existe pas sur l’ensemble des 34 ans une fois la tendance retirée, et ne se retrouve pas d’un niveau de nuages à l’autre (les nuages moyens réagissent en sens contraire). La courbe des décalages culmine quand les nuages précèdent les rayons cosmiques, signe d’une variation lente commune (artefacts de l’enregistrement satellite, cycle solaire) plutôt que d’un effet physique. Conclusion conforme à la littérature : pas de lien robuste entre rayons cosmiques et nuages à l’échelle mondiale. Un test négatif publié comme tel. Une corrélation n’est pas une causalité : des facteurs communs (saisons, cycles, tendances) ou des coïncidences peuvent la produire. Les p-valeurs tiennent compte de l’autocorrélation (n effectif), mais pas des choix de prétraitement ; l’intervalle de confiance vient d’un bootstrap par blocs. Les limites des données sources s’appliquent.
SOURCES DE CETTE PAGE
Oulu neutron monitor, daily corrected count rate (Sodankylä Geophysical Observatory)
Oulu neutron monitor data, cosmicrays.oulu.fi, Sodankylä Geophysical Observatory of the University of Oulu (6NM64 standard neutron monitor at 65.05° N, 25.47° E, geomagnetic cutoff rigidity ≈ 0.8 GV). · page source ↗
Licence : Research, educational and public non-commercial use; acknowledge cosmicrays.oulu.fi and the Sodankylä Geophysical Observatory (commercial use: contact the station manager) · récupéré le 25 oct. 2026 · SHA-256 fc2f77ecf31e…
ISCCP-H cloud amount, monthly global means (NOAA NCEI)
Young, A. H., Knapp, K. R., Inamdar, A., Hankins, W., & Rossow, W. B. (2018). The International Satellite Cloud Climatology Project H-Series climate data record product. Earth System Science Data, 10, 583–593. · doi:10.5194/essd-10-583-2018 · page source ↗
Licence : U.S. Government work, public domain; cite Young et al. (2018) · récupéré le 26 oct. 2026 · SHA-256 aaaa354f36d0…
Svensmark et al. (1997)
Svensmark, H., & Friis-Christensen, E. (1997). Variation of cosmic ray flux and global cloud coverage — a missing link in solar-climate relationships. Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics, 59, 1225–1232. · doi:10.1016/S1364-6826(97)00001-1
Licence : Published literature; cited
Marsh et al. (2000)
Marsh, N. D., & Svensmark, H. (2000). Low cloud properties influenced by cosmic rays. Physical Review Letters, 85, 5004–5007. · doi:10.1103/PhysRevLett.85.5004
Licence : Published literature; cited
Sloan et al. (2008)
Sloan, T., & Wolfendale, A. W. (2008). Testing the proposed causal link between cosmic rays and cloud cover. Environmental Research Letters, 3, 024001. · doi:10.1088/1748-9326/3/2/024001
Licence : Published literature; cited
Laken et al. (2012)
Laken, B. A., Pallé, E., Čalogović, J., & Dunne, E. M. (2012). A cosmic ray-climate link and cloud observations. Journal of Space Weather and Space Climate, 2, A18. · doi:10.1051/swsc/2012018
Licence : Published literature; cited
Dunne (2016)
Dunne, E. M., et al. (2016). Global atmospheric particle formation from CERN CLOUD measurements. Science, 354, 1119–1124. · doi:10.1126/science.aaf2649
Licence : Published literature; cited
Evan et al. (2007)
Evan, A. T., Heidinger, A. K., & Vimont, D. J. (2007). Arguments against a physical long-term trend in global ISCCP cloud amounts. Geophysical Research Letters, 34, L04701. · doi:10.1029/2006GL028083
Licence : Published literature; cited