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ÉTAT DES DONNÉES
457 séries chargées · dernière importation le 2026-10-26

La Lune en 3D Éclairée comme maintenant : reliefs, missions, orbiteurs et séismes

Glisser : tourner · molette ou pincer : zoomer · clic droit ou Maj + glisser : déplacer · double-clic : s’approcher · clic sur le sol : altitude, Soleil, température, Terre
Méthode et sources

La Lune est fixe dans son repère « Terre moyenne / axe polaire » (latitude, longitude est de 0 à 360°), celui de LOLA et des noms de l’UAI. Le Soleil, la Terre et les orbiteurs tournent autour d’elle. Les tables de JPL Horizons (éphéméride DE441, toutes les 30 minutes) donnent le point subsolaire, d’où le jour et la nuit et le terminateur, et le point sub-terrestre, c’est-à-dire la libration : la Lune montre toujours la même face, mais elle oscille de quelques degrés, ce qui permet de voir 59 % de sa surface depuis la Terre. Le trait bleu marque le bord de la face tournée vers la Terre à cet instant. La face nocturne visible depuis la Terre reçoit la lumière cendrée, la lumière du Soleil renvoyée par la Terre ; elle est d’autant plus forte que la Terre, vue de la Lune, est pleine. La phase et l’âge viennent des formules de Meeus (1998, ch. 49).

Le catalogue du réseau sismique d’Apollo couvre 1969 à 1977, avec les stations des missions 12, 14, 15 et 16 (Nakamura et al. 1981, 2005). Il contient 13 058 événements, dont 1 359 séismes profonds groupés en foyers situés à 700 à 1 200 km de profondeur. Pour chaque foyer qui compte au moins 10 séismes, un test de Rayleigh mesure si les dates se regroupent dans trois cycles : le mois anomalistique (27,55 j, du périgée au périgée) et le mois draconitique (27,21 j), qui règlent la marée exercée par la Terre, et le mois synodique (29,53 j), celui des phases et de l’éclairement. Sur les 28 foyers testés, les 28 sont réglés par les mois de marée (p < 0,01), un seul par le mois synodique, ce que le hasard donne attendu. Les séismes profonds sont donc déclenchés par la marée terrestre et non par la chaleur du Soleil (Lammlein 1977 ; Bulow et al. 2007).

Un clic sur le sol donne l’altitude de la grille LOLA à 1/4° (Smith et al. 2010), la hauteur du Soleil et le temps jusqu’à son lever ou son coucher (un jour lunaire dure 29,5 jours). Il donne aussi une température de jour estimée par l’équilibre radiatif, T = [S(1 − A) cos z / (εσ)]^¼ avec A = 0,12 et ε = 0,95, qui donne 386 K au point subsolaire, conforme aux mesures de Diviner (Vasavada et al. 2012), et la position de la Terre dans le ciel.

Lire ces données
La mosaïque WAC de LRO est prise sous un Soleil haut et ne montre pas d’ombres ; le relief se lit mieux avec la carte LOLA. La température de jour suppose un sol plat à l’équilibre : les pentes, le matin et le soir s’en écartent de plusieurs dizaines de kelvins, et la nuit le sol se refroidit lentement, selon son inertie thermique. Les séismes profonds ont été enregistrés de 1969 à 1977 seulement, par un réseau de quatre stations sur la face visible : les foyers de la face cachée sont moins bien localisés (barres d’erreur dans chaque fiche), et certaines profondeurs sont supposées. Les sites des missions automatiques sont donnés au dixième de degré ; ceux d’Apollo viennent des images de LRO.
SOURCES DE CETTE PAGE
Park et al. (2021)
Park, R. S., Folkner, W. M., Williams, J. G., & Boggs, D. H. (2021). The JPL Planetary and Lunar Ephemerides DE440 and DE441. The Astronomical Journal, 161, 105. Tables: JPL Horizons (Giorgini et al. 1996). · doi:10.3847/1538-3881/abd414
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Smith et al. (2010)
Smith, D. E., Zuber, M. T., Neumann, G. A., et al. (2010). Initial observations from the Lunar Orbiter Laser Altimeter (LOLA). Geophysical Research Letters, 37, L18204. Grid: LOLA LDEM 4 pixels per degree (PDS Geosciences Node); shaded relief: NASA Moon Trek. · doi:10.1029/2010GL043751
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Robinson et al. (2010)
Robinson, M. S., Brylow, S. M., Tschimmel, M., et al. (2010). Lunar Reconnaissance Orbiter Camera (LROC) instrument overview. Space Science Reviews, 150, 81–124. Map: LROC WAC global mosaic, served by NASA Moon Trek. · doi:10.1007/s11214-010-9634-2
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Nakamura (2005)
Nakamura, Y. (2005). Farside deep moonquakes and deep interior of the Moon. JGR Planets, 110, E01001. Catalogues: Nakamura, Y., et al. (1981), Passive seismic experiment long-period event catalog, UTIG; Nakamura, Y., et al. (1979), Shallow moonquakes, Proc. LPSC 10, 2299–2309 (PDS Geosciences Node). · doi:10.1029/2004JE002332
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Lammlein (1977)
Lammlein, D. R. (1977). Lunar seismicity and tectonics. Physics of the Earth and Planetary Interiors, 14, 224–273. · doi:10.1016/0031-9201(77)90175-3
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Bulow et al. (2007)
Bulow, R. C., Johnson, C. L., Bills, B. G., & Shearer, P. M. (2007). Temporal and spatial properties of some deep moonquake clusters. JGR Planets, 112, E09003. · doi:10.1029/2006JE002847
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Watters et al. (2019)
Watters, T. R., Weber, R. C., Collins, G. C., et al. (2019). Shallow seismic activity and young thrust faults on the Moon. Nature Geoscience, 12, 411–417. · doi:10.1038/s41561-019-0362-2
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Vasavada et al. (2012)
Vasavada, A. R., Bandfield, J. L., Greenhagen, B. T., et al. (2012). Lunar equatorial surface temperatures and regolith properties from the Diviner Lunar Radiometer Experiment. JGR Planets, 117, E00H18. · doi:10.1029/2011JE003987
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Gazetteer of Planetary Nomenclature, IAU Working Group for Planetary System Nomenclature, USGS Astrogeology Science Center.
Gazetteer of Planetary Nomenclature, IAU Working Group for Planetary System Nomenclature, USGS Astrogeology Science Center.
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Meeus (1998)
Meeus, J. (1998). Astronomical Algorithms, 2nd ed., ch. 47–49: position and phases of the Moon. Willmann-Bell.
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